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Charles BukowskyCorrespondance 1958-1994, ed. Grasset. 
Ouais, tout le monde connaît le maître us de la provocation, celui-là même qui mit à mal la terrible messe hebdomadaire littéraire du paf des années 80, présidée par le roi de la dictée pour vieux et avec panache encore. Le poivrot postier, écrivain génial, qui rendit vos draps d’adolescents humides avec ses contes de la folie ordinaire. Les plus courageux ont peut-être même lu Postman. Bien. Mais c’est pas tout.

Mais qui connaît qui, hein, je vous le demande ? il est important de se méfier de tous, le voisin, le facteur, Sarko & cons et surtout de toutes (désolé, mesdemoiselles…), on ne sait jamais une maladie (vénérienne), un junior, une entourloupe vous est si vite arrivée …
Pff…
Suivez l’homme, ses lettres, ses mots, ses coups de gueules, ses coups d’éclat, ses angoisses, voyez les. On ne se sent pas forcément mieux mais en bonne compagnie. Ce n’est déjà pas si mal. Et admirez ce putain de style.
Révérence au vieil enfoiré. Courez-y.

Mon plaisir n’est pas à discuter, prenez le vôtre, allez voir, les machinbidules en question.

Darkeyes
Patrick OrednickEuropeana, une brève histoire du XXe siècle, ed. Allia 
- quoi ? qu’il dit
- hein ? qu’elle lui fait
- t’es pas bien ou quoi ? qu’y rétorque
- Arrête ou j’te fous ma main dans ta gueule… qu’elle aboie
- Ouais, ben si c’est ça, je te colle une beigne que t’ira chialer sur les pompes à st pierre, p’tain !

Extrait : la vie du rail, ligne Toul Paris, 14h58, 12/10/2003


« le sexe est l’épicentre de nos préoccupations et une des sources les plus productives de notre angoisse »

Extrait : Aldo Naouri, pédopsychiatre à la mode, 2006.

Et c’est ainsi que je viens pourrir votre petit coin bien tranquille.
Je sais, je sais, vous y êtes bien tranquille, en famille et la condition du poète maudit vous passe largement au-dessus de la tête, et elle n’est pas la seule… Ne sommes-nous pas à moins d’un an des présidentielles les plus pathétiques depuis le sacre de Louis XVI ? Le monde est cruel, n’est-il pas ?
Allez, un peu de courage, soyez paranoïaques ; toutes ces choses que l’on vous cache, ourdies dans votre dos, et toutes celles qu’on vous impose en vous faisant gentiment croire que vous décidez, bonnes âmes.
Et tant que j’y suis, petite mise au point : le premier, ou la première, qui ose évoquer Bernard Werber ou ses fourmis se verra aussitôt gratifié de mon plus grand dédain ainsi que d’un nombre indéterminé de qualificatifs, du nom d’oiseau aux vociférations vulgaires mettant en cause votre charmante maman. Fin de la discussion.
Râlez, protestez, critiquez, encouragez, peu importe, s’il s’agit sincèrement de votre avis.
Quoi ? Intolérance ? Partialité ? Oui, et pourquoi pas ?
Que le bal commence

Round #1

C’est un petit livre rouge qui aurait fortement déplu à Mao.
Il n’y a aucune illustration. Mais vous avez sans doute remarqué que les livres illustrés ne sont évoqués qu’aux périodes dites de fêtes, les B.D au moment du festival d’Angoulême et la musique à Nancy n’existe que pendant le NJP, non ?
Les caractères sont minuscules, cependant je pars du principe, flatteur, vous en conviendrez, que vous êtes jeunes, curieux et affamés de nourritures intelligentes.
Est-ce un hurlement protestataire ou un vague feulement que j’entends au loin ? j’espère bien …
Reprenons. Ce petit livre semble donc cumuler les défauts, mais « ne te fie pas aux apparences » dixit le bon sens populaire.
Sa première qualité, et non des moindres dans notre jolie société mercantile à vocation capitalo-cataclysmique, est un prix de vente tout à fait raisonnable : 6,5 euros. Pas de quoi trouer les fonds de poche de vos « patalons ». Nous réglons ainsi la terrible question de la réserve monétaire inexistante de la plupart d’entre nous.
Sa seconde qualité majeure à mon sens est…Le contenu. Une fois sous vos yeux, les petits caractères mis bout à bout dressent un panorama inattendu de notre feu XXe siècle, avec une juste dose de pertinence et d’incongruités . Toutes les informations sont rigoureusement exactes, chiffrées parfois et même appuyée par des sondages, comme les plus rébarbatives études historiques mais n’y voyez pas le délire d’un maniaco-dépressif graphomane. Elles sont énoncées sur un ton débonnaire et l’on a d’abord l’impression d’avoir affaire à l’idiot du village. Bien fol qui s’y fie . Et tout le monde en prend pour son grade. La cumulation et le ton résolument neutre de l’auteur donne à l’ensemble un impact qui au pire surprend et au mieux déride les zygomatiques les plus fatigués, au final les plus chanceux d’entre vous verront leurs neurones gresiller d’activité. L’homme dans l’ombre de ce court texte est ami, inconnu, mais un ami.

Darkeyes

 


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